Pérou
Toujours sur les rives du lac Titicaca, mais cette fois ci du coté péruvien. Nous sommes plus exactement a Puno, ville dynamique, mais nous nous y attardons pas pour profiter des iles d'Amantani et de Taquille.
Notre croisière débute par les iles flottantes uniques au Monde, du peuple Uros, confectionnées a base de roseaux appelés Totora. Leur vie est indissociable de ces plantes, en partie comestibles, qui servent aussi a réaliser leurs maisons, leurs bateaux et l'artisanat qu'ils vendent.
Isla Amantani, nous passerons la nuit chez notre capitaine Francisco. Sans routes ni véhicules, cette ile très paisible offre des paysages superbes. L'ile compte huit villages, composés de maisons en adobe. Ils vivent sous le régime communautaire et parle le Quechua. Leur culture est influencée par les Aymara ainsi que les Tiahuanaco.
Isla Taquille, elle préserve farouchement son identité et conserve un mode de vie peu influencé par le modernisme du continent. Les habitants portent au quotidien leurs habits traditionnels. Ici, ce sont les hommes qui tricotent ! Et les femmes tissent. Lors de notre passage nous avons pu assister au défilé pour la fête de la Patchamama (la terre mère).
Cuzco, jadis cœur du puissant empire inca. Ville trés moderne et riche, elle n'en reste pas moins fermement attachée a son passé. Les épais remparts incas bordent les rues pavées du centre ville et servent de fondations aux bâtiments modernes.
Un peu d'histoire : selon la légende, au XIIe siècle, Manco Capac, fils du dieu soleil et premier inca, fut chargé par son père, Inti le dieu soleil, de trouver "qosq'o", le nombril du monde, ou il pourrait enfoncer un bâton d'or dans le sol jusqu’à ce qu'il disparaisse. L'ayant trouvé, Manco y fonda la ville qui allait devenir la florissante capitale du plus grand empire des Amériques.
Chaque nouveau souverain inca se devait de conquérir de nouvelles terres. L'apogée de l'empire inca n'aura duré qu'un siècle, de l'Equateur jusqu'au Nord du Chili, avant l'arrivée des conquistadors en 1533.
Cachora, située a 3-4 heures de route a l'ouest de Cuzco, c'est ici que débute une aventure (et pas des moindre) pour le Machu Picchu en compagnie d'Alphonse Brown, Jamie et les mouflons ! 4 jeunes bourrés d'énergie grace à qui nous avons amélioré notre technique de marche durant 8 jours.
L'équipe était aussi composé de Raoul notre guide, Cléto le cuisinier, 2 horses mans et 5 mules.
Nous entamons le trek sous une chaleur plutôt accablante. Nous traverserons une première gorge sous l'œil attentif du "Grand-Père". Le sentier est bordé d'arbustes aux fleures blanches, d'herbes roses-prunes et de cactus (dans lequel est extrait la téquila !).
Après 2 jours de rando, nous apercevons le site inca de "Choquequirau". Découvert bien avant le Machu Picchu (milieux du XIXe siecle), il ne sera exploité que bien plus tard. Une partie des fouilles a été financé par la France par Jacques Chirac. Seulement 30% du site a été dégagé.
Il se perche sur une crête, dans une foret de nuages, au-dessus d'un canyon. Il jouit d'un emplacement extraordinaire, a la jonction de trois vallées.
On pense que ce site aurai été un essai avant la construction du Machu Picchu afin d'adapter diverses plantes médicinales et autres a pousser en altitude.
Notre randonnée continue sur 5 jours ou nous traversons monts et merveilles pour enfin arriver au pied du Machu Picchu, la Cité Perdue des Incas, citadelle haut perchée sur un pic isolée.
Greg et Gueno essaient de faire un feu...
C'est trés excité que nous entamons la montée au Machu Picchu (vielle montagne en inca). Et oui ! bien entrainé que nous sommes, c'est en 35 min que nous arrivons a l'entrée du fameux site, au lieu d'1h30.
Le soleil pointe et les portes s'ouvrent. C'est magique, la splendeur et le mystère du site nous imprègnent.
Découvert en 1911 par l'Américain Hiram Bingham. Le site était recouvert par la végétation. Aujourd'hui restauré a 90%. C'est ici que vivait l'élite : aristocrates, intellectuels, prêtres... Il fut un important centre cérémoniel.
Tipon, ne pas manquer le "cuy".
Plus faim, Martin ?
Arequipa, on la surnomme la "ville blanche" (édifices batient en sillar, roche volcanique claire). Elle est pleine de charme et dynamique. Elle a un passé riche en tragédies, secouée par les éruptions volcaniques et les séismes. La ville est construite au pied de trois volcans.
Le monastère de Santa Catalina (Arequipa), ce couvent compte parmi les édifices religieux coloniaux les plus extraordinaires. Avec ses 20 000 m2, il forme presque une citadelle au cœur de la ville. Il fut construit en 1580 par une veuve fortunée, qui sélectionnait soigneusement les nonnes. Elle n'acceptait que les jeunes filles issues des meilleures familles espagnoles, qui lui apportaient une dot substantielle.
Chacune disposait d'une a quatre servantes, conservant ainsi leur train de vie. Elles pouvaient inviter des musiciens et organiser des réceptions.
Après trois siècles de "belle vie", le pape Pie IX mettra fin a tous ces excès et rétabli la discipline.
Musée Santuary (Arequipa) : Juanita, "princesse des glaces" (photos interdites). Il s'agit d'une jeune Inca sacrifiée au sommet du Nevado Ampato (6310m) voici plus de 500 ans. Cette adolescente de 12 a 14 avait été sacrifiée au sommet du volcan. Les Incas, qui vénéraient les montagnes comme des dieux, offraient ponctuellement des sacrifices humains, en particulier des enfants, pour se prémunir des éruptions volcaniques, des avalanches et des catastrophes climatiques. Et depuis que Juanita a été extraite d'Ampato, ce volcan est "maudit''. Quelques ascensions ont tourné au drame, des avalanches ont eu lieux etc. Les habitants disent que "La montagne reprend ce qui lui est du, elle fait ses propres offrandes".
Canyon de Colca, long de 100 km, sa profondeur varie de 1 000 a 3 000 mètres (2 fois plus profonds que le Grand Canyon du Colorado). Nous y passerons 3 jours de farniente, bien mérité, a observer les condors, profiter de la piscine et de bain de soleil.
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